Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de lesplaisirsdemimi.over-blog.com
  • Le blog de lesplaisirsdemimi.over-blog.com
  • : Plaisirs de la vie, de l'esprit, moments forts ou joies simples qui donnent du prix à l'instant ou qui se gravent dans le temps.
  • Contact

Recherche

Archives

21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:46

    Ce poème écrit le 19 mai 1836 figure dans le recueil de Victor Hugo "Les voix intérieures" publié en 1837.
      Gabriel Fauré, sans doute sensible à sa composition musicale a composé sur ses vers  une mélodie , un duo pour  Soprano et ténor ou deux soprani.
 
  

            Puisqu'ici bas toute âme
 
 
           Puisqu'ici bas toute âme
                  Donne à quelqu'un
           Sa musique, sa flamme,
                  Ou son parfum;

          Puisqu'ici toute chose
                  Donne toujours
          Son épine ou sa rose
                  A ses amours;

         Puisqu'avril donne aux chênes
                  Un bruit charmant;
         Que la nuit donne aux peines
                   L'oubli dormant;

         Puisque l'air à la branche
                  Donne l'oiseau;
         Que l'aube à la pervenche
                 Donne un peu d' eau;
    
         Puisque, lorsqu'elle arrive
                  S'y reposer,
        L'onde amère à la rive
                 Donne un baiser;

        Je te donne, à cette heure,
                 Penché sur toi,
        La chose la meilleure
                 Que j'aie en moi !

        Reçois donc ma pensée,
                Triste d'ailleurs,
        Qui comme une rosée,
                 T'arrive en pleurs!


        Reçois mes voeux sans nombre,
                Ô mes amours!
        Reçois la flamme ou l'ombre
                 De tous mes jours!

       Mes transports pleins d'ivresses,
                Purs de soupçons,
       Et toutes les caresses
                De mes chansons!

       Mon esprit qui sans voile
                Vogue au hasard,
        Et qui n'a pour étoile
                 Que ton regard!
       
       Ma Muse, que les heures
                Bercent en rêvant,
       Qui pleurant quand tu pleures,
                Pleurent souvent!

       Reçois , mon bien céleste,
                Ô ma beauté,
       Mon coeur , dont rien ne reste,
                L'amour ôté!

  
          Victor Hugo (1802-1885)

 

 



  
           
      
            

  
            
 
                
                
    
            
     

Partager cet article

Repost 0
Published by Mimi des Plaisirs - dans poésie
commenter cet article

commentaires

Coccinelle 22/11/2013 23:12


Grand Victor Hugo , très beau poème Mimi, bon weekend et caresses à Fil de Soie.

Mimi des Plaisirs 26/11/2013 17:59



J'aurais presque juré qu'il te plairait!
 Peu de moments de libres actuellement , le blog passe en dernier!
 Bisous à toi et caresses aux "petits" .



tipanda 22/11/2013 14:55


Le cher Totor ... capable, comme tous les génies, du meilleur et du pire.

Mimi des Plaisirs 26/11/2013 18:00



Et en l'occurence?...



eglantine lilas 22/11/2013 08:29


...je l'avais oublié ....

Mimi des Plaisirs 26/11/2013 18:02



Il en a tant et tant écrit!...J'en remets un à la page à l'occasion, histoire de le sortir des oubliettes.
 Bonne semaine.


 Amicalement à toi.



flipperine 21/11/2013 19:06


un joli poème mais je le trouve triste

Mimi des Plaisirs 26/11/2013 18:03



Hugo est dans sa pleine époque romantique: un peu de mélancolie est inévitable...
 merci pour ta visite et à bientôt j'espère.